Depuis son ouverture il y a dix ans, le musée des Confluences s’est imposé comme un repère culturel, social et urbain à Lyon. Édifié à la pointe de la presqu’île où se rencontrent le Rhône et la Saône, dans une zone autrefois désertée, ce bâtiment à l’architecture spectaculaire a non seulement métamorphosé son environnement mais aussi la vie des Lyonnais.
Le musée des Confluences, un monde vivant est pensé comme un récit collectif et est ainsi raconté par les voix de ceux qui ont imaginé ce musée, qui l’ont construit et enrichi. Dans cet ouvrage se dessine une première perspective du musée par le biais d’un grand entretien avec l’architecte de l’agence autrichienne Coop Himmelb(l)au, Wolf dPrix, offrant un éclairage précieux sur la genèse architecturale du bâtiment.
Cette perspective évolue et s’enrichit à travers le regard croisé entre les directrices du musée des Confluences, Hélène Lafont-Couturier, et du musée Guimet des arts asiatiques de Paris, Yannick Lintz, revenant à l’origine commune de ces deux musées : la vision très novatrice d’Émile Guimet.
Simon Texier, professeur d’histoire de l’art contemporain et secrétaire général de la Commission du Vieux Paris analyse la place remarquable du musée des Confluences dans ce foisonnement de lieux culturels se multipliant à travers le monde, en expliquant les raisons, les origines.
La richesse visuelle de l’ouvrage, elle, repose sur une collaboration exceptionnelle réunissant les photographies de Pierre-Olivier Deschamps et de Philippe Somnolet, mais aussi celles d’internautes ayant participé à un concours Instagram, témoignant de la manière dont le musée inspire ses visiteurs.
Enfin, les haïkus des auteurs Pierric Bailly, Wilfried N’Sondé, Céline Curiol et Simonetta Greggio viennent ponctuer cette exploration sensible et poétique.
À l’image du lieu où il s’élève, au confluent du Rhône et de la Saône, le musée se révèle ici au croisement de multiples dynamiques, artistiques, humaines et intellectuelles. Le musée des Confluences relie les mondes tout comme il relie les gens. La culture populaire s’unit à l’art et ainsi, les skateurs et danseurs y côtoient les visiteurs et les pique-niques s’invitent aux côtés des expositions.
Ce livre célèbre ainsi les dix premières années du musée et réaffirme son rôle de sentinelle vivante : un monument culturel qui pense la société autant qu’il la célèbre.