Éditions courtes et longues
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Vous pouvez télécharger ici la plaquette pédagogique pour utiliser en classe « Créer avec… » et « Toutes mes histoires de l’art ». En partenariat avec les libraires.

Blog de l’EMI

Interview de Jean Poderos (Marie-Pierre Bécas-Garro, 18 mars 2012)

Jean Poderos, l’art de l’édition

Fondateur des Éditions courtes et longues, Jean Poderos fabrique de beaux livres pour sensibiliser, rassembler les enfants et les adultes autour de l’art et la culture. Chaque livre qu’il crée avec son équipe a une magnifique histoire…

Quel est votre parcours ?

La fin de mes études, en 1988, a été l’occasion de partir en mission Erasmus à Bonn en Allemagne. Mon sujet d’études portait sur les relations entre la France et l’Allemagne. Mes recherches ont été récemment publiées : « À la recherche de la paix France-Allemagne ». Deux ans plus tard, en 1991, j’ai effectué mon service militaire à l’École supérieure de la guerre. Cela m’a permis de réaliser un autre travail éditorial, pour la Documentation française cette fois, autour d’un remaniement d’écrits traitant de l’ouverture du bloc de l’Est.

« Ma rencontre avec André Schiffrin, un tournant décisif »

En 1994, des raisons personnelles me conduisent à New York. Un peu par hasard, je commence à travailler pour André Schiffrin. C’est une rencontre déterminante qui conditionnera ma relation à l’édition. Je suis impressionné par sa capacité à rebondir et recommencer sa vie éditoriale avec la fondation, en 1992, de sa maison d’édition The New Press. André m’aura « inoculé le virus de l’édition indépendante ». Il a une parole radicale ayant vertu de démonstration.
De retour à Paris, je suis engagé par Beaux-Arts magazine. J’y entre comme secrétaire de rédaction. Dans le cadre d’une réorganisation de la structure, je suis promu secrétaire général de la rédaction avec pour mission de coordonner le travail d’une équipe de 25 personnes ; une expérience passionnante. Ensuite, comme dans beaucoup de jobs, on atteint des limites, lorsque les fonctions RH prennent le pas sur l’éditorial. Le rachat du magazine par le groupe RCS me permet de négocier mon départ. J’enchaîne comme rédacteur en chef de DADA. J’y relève le défi de rajeunir la ligne éditoriale du magazine. Le rachat de DADA par le groupe Média participations m’entraînera vers de nouvelles aventures et l’idée de créer ma maison d’éditions : c’est le début des Éditions courtes et longues.

« Je suis particulièrement fier du numéro 100 de Dada, consacré à l’autoportrait. »

À ce stade de votre carrière, pourquoi fonder une maison d’édition ?

Il me semble très important de pouvoir transmettre ses passions, car c’est en transmettant que l’on s’enrichit soi-même. Si l’on donne sans limites, on reçoit sans limites. Créer des livres était pour moi le plus beau moyen de transmettre ma passion de l’art, ouvrir les yeux sur la richesse et l’émotion de l’art. Par ailleurs, l’image est omniprésente dans notre champ de vision, nous entoure partout sans que l’on sache vraiment la déchiffrer. Mes livres sont là pour donner des repères, guider les lecteurs dans le décryptage de l’image.
J’ai particulièrement à cœur d’éveiller les enfants sur le monde qui les entoure. Bien souvent on édulcore leur parole alors qu’ils ont une lecture immédiate et innée de ce qui se présente à eux, ils portent un regard neuf sur le monde artistique. Dans ce but, j’ai créé avec la graphiste Rebecca Peshdikian, deux collections destinées à deux tranches d’âges différentes : « Toutes mes histoires de l’art » et « Créer avec ». Pour les plus grands (10-15 ans), la collection « Toutes mes histoires de l’art permet à l’enfant, de pénétrer le monde des arts visuels : peinture, sculpture, BD, cinéma, art plastique. La deuxième collection « Créer avec », est quant à elle conçue pour les plus jeunes (4-8 ans) et consiste à faire découvrir un artiste par le biais de jeux imaginés par des artistes d’aujourd’hui, ce qui permet une entrée immédiate et sensible dans l’art.

Pourquoi le nom « courtes et longues » ?

Petit, j’écrivais des nouvelles, des histoires courtes. Je me suis dit qu’un jour, j’éditerais des romans, des histoires longues. C’est alors que j’ai imaginé un nom pour la maison d’édition qui publierait mes histoires. Je suis resté fidèle à mon rêve, même si finalement, les Éditions courtes et longues ne publient pas mes propres textes (rires).

Comment travaillez-vous avec les illustrateurs ?

J’aime rencontrer les artistes plasticiens. Quand je rencontre un illustrateur, je veux savoir qui il est. J’ai envie que les enfants connaissent de grands textes de la littérature et l’illustration qui les accompagnera est primordiale. L’illustration doit s’adresser à l’enfant en priorité, or ce n’est pas toujours le cas car l’éditeur pense d’abord à l’acheteur du livre pour enfant qui est un adulte. Évidemment, les critères psychopédagogiques dans le choix des textes est impératif. Les illustrations de Damien Cuypers pour Le bateau ivre sont un bel exemple de cette harmonie que je recherche entre texte et image. Quand j’ai rencontré Damien Cuypers, j’ai senti son intelligence et sa capacité à comprendre ma vision d’éditeur.

Propos recueillis par Kaouthar Messaoudi et Marie-Pierre Bécas-Garro

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