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Méli-Mélo de livres, « Lectures d’été # 4 : Albums d’Isabelle Simler »

Isabelle Simler, Heure bleue, Le Caillou de Ferdinand (5 août 2015)

Les magnifiques et très originaux albums d’Isabelle Simler, illustratrice de talent mais aussi très discrète, se devaient d’entrer dans ces lectures d’été et notamment deux de ses derniers albums, qui constituent à eux seuls des univers uniques et particulièrement fascinants.

Heure bleue  : un album époustouflant de beauté qui nous fait entrer dans des camaïeux de bleus, certains connus d’autres moins, une vraie découverte pour cette couleur qui est ma préférée. La prouesse de cet album se situe dans l’envie de saisir ce moment fugace, la rencontre du jour et de la nuit, quand la nature se drape de son mystère, qu’elle va s’endormir mais aussi s’éveiller autrement, discrètement.

« Le jour s’éloigne... bientôt la nuit.
Entre les deux, elle passe...
C’est l’heure bleue. »

Des tableaux sont offerts à la vue et tous nos sens sont mis là en éveil : on finit par entendre les bruissements d’ailes, le clapotis de l’eau, le craquement des branches, dans ces grands tableaux double page, dans une symphonie de bleu profonds et variés. Le vocabulaire est associé aussi à la couleur, ce qui donne à l’ensemble une cohérence indéniable. Le lecteur n’est plus dans le livre, il vit lui aussi cette heure bleue, on a presque envie de fermer les yeux pour s’en imprégner, mais non, on ne peut pas, on veut tout regarder et s’enfoncer dans la nuit sombre qui arrive à grands pas.

Un album magique, splendide, dont les illustrations ont dû demander des heures de travail tant leur finesse est si naturelle et réaliste. Il faut aussi saluer ici le travail éditorial qui met très bien en valeur l’ensemble. En bonus : un nuancier de bleus et un planisphère, qui place cet album à la frontière de l’imagier et du documentaire.

Le Caillou de Ferdinand  : tous les enfants collectionnent un jour bâtons, cailloux et autres trésors glanés au fil de leurs promenades et les font entrer dans leur imaginaire. Ferdinand est à la plage et il trouve un caillou magique, évidemment. Trouvé par hasard, dans une chute, mais c’est comme s’il l’attendait. Un caillou unique, tout doux, brillant, qu’il emporte chez lui. Un caillou qui le transporte dans son imaginaire foisonnant, un caillou qui va prendre des formes multiples, nourrir le jeune garçon dans sa soif de nature sauvage. Un album tout de jaune cette fois, comme un soleil qui irradie, véritable ode aux trésors qu’offre la nature et à cette faculté qu’ont les enfants de la sublimer. L’articulation texte/image est très séduisante puisqu’elle permet au lecteur de quasiment vivre les sensations de Ferdinand, on est transporté comme lui dans ce vent qui nous fouette le visage, on entend le bruit des cailloux qui dévalent la pente, on sent la caresse de ce caillou si soyeux, on rentre dans le jeu imaginaire du garçon lorsqu’il égrène ce joli bazar d’objets que ce caillou lui évoque. Il y a quelque chose de très sensuel dans ces pages où je retrouve l’atmosphère d’un autre album d’Isabelle Simler, Tête-à-tête avec mon chat (chroniqué ICI), avec ces traits juste suggérés au milieu de couleurs vives mais dont se dégage une sorte de mystère. Un album là aussi magnifique qui nous entraîne en bord de mer et dans l’imaginaire foisonnant d’un enfant.

Lire la chronique sur le blog de Méli-Mélo de livres.

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