Éditions courtes et longues
Aucun bien dans le panier
DÉCOUVREZ L’HISTOIRE ET LES AUTEURS DE LA MAISON !!!

Si vous souhaitez en savoir plus sur les Éditions courtes et longues, téléchargez le dossier de presse réalisé pour les 10 ans de la maison !

NOUVEAU CATALOGUE ! ///////////////////////////

Vous pouvez télécharger ici la plaquette pédagogique pour utiliser en classe « Créer avec… » et « Toutes mes histoires de l’art ». En partenariat avec les libraires.

Liberté Hebdo, « Aux arts citoyens ! », Alphonse Cugier

Marie Desplechin, Jean-Michel Othoniel, Les Belles Danses (17 juillet 2015)

AVEC VERSAILLES, notre chauvinisme est comblé. Et si vous y ajoutez du rêve… Le Bosquet du Théâtre d’Eau, l’un des plus beaux construits par André Le Nôtre en 1674 était délaissé depuis la tempête de 1999. Le projet du paysagiste Louis Benech et du sculpteur-verrier Jean-Michel Othoniel qui respecte et magnifie le lieu, est retenu. Tous deux savent tout le parti qu’ ils peuvent tirer de la lumière et de l’eau, des frondaisons et de l’ombre, de la brillance et du mouvement. Un salon de verdure (hêtres, chênes verts et autres espèces calibrées aux directives de Le Nôtre) et trois sculptures-fontaines. Marie Desplechin s’est imaginée être à la place d’Othoniel et de vivre tout son parcours jusqu’à la réalisation de cette œuvre pérenne.

Fontaines dansantes
Le Roi danse. Louis XIV, danseur étoile, point de convergence des regards, produit son image et fait du ballet de cour une « idéologie concrétisée ». Jean-Michel Othoniel choisit la transcription sur papier des pas de trois danses, effectuée par Raoul-Auger Feuillet, chorégraphe du Roi : « Entrée d’Apollon, La Bourrée d’Achille, Le Rigaudon de la Paix ». Sur des tiges de métal (52 morceaux) qui épousent cette chorégraphie dessinée, il enfile 1751 grosses perles diaphanes de verre soufflé de Murano, y glisse 22 000 feuilles d’or, or dont l’éclat a participé au rayonnement du monarque. Les tronçons de ces guirlandes dorées émergent de l’eau : une géométrie dansante significative multipliant arabesques, virevoltes et entrelacs selon le point de vue, pas de danse à la fois déployés et suspendus.

Les gouttes d’eau qui rebondissent en tombant sur les perles se combinent aux reflets de la lumière sur les feuilles d’or, réaniment les fontaines d’or qui serpentent et en décuplent la féerie : une manière d’accéder à l’immatériel, à l’idée du pouvoir. Les photographies des arabesques dorées et les tableaux présentés dans l’ouvrage rappellent le discours de Louis XIV qui voulait être le Roi-Soleil aux yeux de ses sujets. Il a organisé sa célébration, sa glorification. Il était suffisant qu’Othoniel, par la bouche de Marie Desplechin, dise qu’il réenchantait une partie des jardins, qu’il participait à la magnification, l’un par l’autre, du passé et du présent mais l’écrivaine aurait pu se dispenser de lui faire endosser la livrée du courtisan en disant qu’il a travaillé à la gloire de Louis XIV dont le règne fut loin d’être glorieux pour tous.

© ÉDITIONS COURTES & LONGUES   |   Contact   |   Points de vente   |   Conditions générales de vente
Site réalisé par Mosquito et Paris-Beyrouth, Horaires cinémas, Lebanese fashion.