Éditions courtes et longues
Aucun bien dans le panier
DÉCOUVREZ L’HISTOIRE ET LES AUTEURS DE LA MAISON !!!

Si vous souhaitez en savoir plus sur les Éditions courtes et longues, téléchargez le dossier de presse réalisé pour les 10 ans de la maison !

NOUVEAU CATALOGUE ! ///////////////////////////

Vous pouvez télécharger ici la plaquette pédagogique pour utiliser en classe « Créer avec… » et « Toutes mes histoires de l’art ». En partenariat avec les libraires.

Le panda lecteur, Jérémy Barraud

Marie-France Chevron-Zerolo, Mathilde Magnan, Fadoli (mars 2015)

Fadoli, c’est un garçon différent des autres.
Pour tous, il est le fou du village.
Partout, on se moque de lui.
Mais lui sait qu’il a été touché par les fées,
et que sa vie est un rêve éveillé !

J’avais adoré Gipsy, réalisé par les mêmes artistes, donc il n’y a aucune raison pour que Fadoli me déçoive !
Comme pour Gipsy la pie voyageuse, le nom du personnage principal a une connotation symbolique assez forte. Après moult recherches qui se résumaient à ouvrir un dictionnaire de linguistique, j’ai appris que “fadoli" signifiait à la fois la fée, mais aussi le fou. D’où l’expression "être fada", originaire du sud de la France. "Fadoli" rime d’ailleurs avec "folie", les sonorités se retrouvent. Et puis bon, c’est un mot qui sonne assez bien musicalement, avec les notes fa et do qui y sont comprises, ainsi que les sonorités italiano-latines. Fadoli danse le fado. Bon ok, j’arrête là les mauvaises blagues...
Fadoli est le narrateur de ce récit. Il reprend les on-dit de son village pour s’en moquer légèrement et nous montrer qu’il est au-dessus de tout ça. Le personnage de Fadoli s’adresse directement à nous, c’est un monologue poétique dans tous les sens du terme. J’ai souvent tendance à citer Agnès Domergue pour la qualité de son écriture très musicale, mais celle de Marie-France Chevron l’est tout autant. D’ailleurs, je l’avais déjà fait remarquer dans mon article à propos de son premier album (sur lequel d’ailleurs Agnès Domergue avait travaillé en tant qu’illustratrice... comme quoi les grandes de ce monde se retrouvent). Le texte est en effet très simple, mais ô combien expressif. Il y a surtout des assonances en "i", prédominantes, en "é" (mais mon accent y est sans doute pour quelque chose), et à moindre mesure en "a". La poésie se retrouve également dans la forme, puisque Fadoli s’exprime par métaphores et avec une syntaxe particulière qui donne un certain effet aux phrases. Cela rajoute du poids au fait que le personnage est un peu tête en l’air, rêveur, non-conventionnel, poète dans l’âme...
Le texte s’écrase totalement sous les illustrations de Mathilde Magnan. Très réalistes, ces illustrations qui prennent la double page sont magnifiques et laissent suggérer que ce qui se trouve dans la tête de Fadoli est extériorisé : il y a un peu de surréalisme, du farfelu, vu qu’une grande place semble accordée aux rêves et à l’imagination. Ainsi la poésie du texte se retrouve complétée l’explosion de couleurs et de formes de Mathilde Magnan. Encore une fois, il y a un petit clin d’oeil fait au Héron et l’escargot, le seul album des deux artistes que je n’ai pas encore chroniqué. "Encore une fois", parce que dans Gipsy, le précédent album du duo que j’ai chroniqué, je l’avais remarqué.
Car c’est un peu le propos de Fadoli : laissons courir l’imagination, et entretenons-la pour mieux rire des "gens pressés".
Je préfère Gipsy à cet album qui reste une réussite, mais il faut bien admettre que ce duo fonctionne à merveille : mesdames, j’en veux encore !

© ÉDITIONS COURTES & LONGUES   |   Contact   |   Points de vente   |   Conditions générales de vente
Site réalisé par Mosquito et Paris-Beyrouth, Horaires cinémas, Lebanese fashion.