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Le Parisien

Hélène Romano / Adolie Day, Après l’orage (13 mai 2016)

« Beaucoup de parents sont désemparés »

Docteur en psychopathologie, Hélène Romano vient de publier « Après l’orage », le premier album jeunesse consacré aux mitraillages des terrasses du 13 novembre dernier. Avec ce petit livre sensible dont le personnage principal est un enfant, cette spécialiste des traumas donne des clés aux parents pour parler en famille le plus sereinement possible des attentats.

Pourquoi avez-vous écrit ce livre ?
HÉLÈNE ROMANO. J’ai été frappée par le désarroi des parents. Encore aujourd’hui, beaucoup se sentent toujours désemparés pour parler avec leurs enfants de ce qui s’est passé ce soir-là et de ce qui peut encore arriver. Ils ont peur, fort légitimement, de les inquiéter. Sauf que les enfants sont des éponges. Ils sentent l’angoisse des adultes. Ils ne sont pas dupes, encore moins aveugles. Ils voient bien que devant les écoles, dans les rues, dans les gares, il y a désormais des militaires en armes qui patrouillent régulièrement. Quand ils accompagnent leurs parents dans les magasins, ils assistent à la fouille des sacs. Ils en parlent entre eux dans la cour de récréation. Bref, ils ont parfaitement compris qu’il s’était passé quelque chose de très grave, d’autant que, ce jour-là, certains ont vu pour la première fois leurs parents pleurer.

Est-ce normal que, six mois après, certains enfants, notamment à Paris, se réveillent encore sursaut au moindre bruit ?
Oui c’est une réaction adaptée au traumatisme qu’ont traversé les familles impliquées. Récemment lors d’une sortie scolaire, des élèves d’une classe de CM1 d’une école du XIème arrondissement à Paris ont été pris d’une crise de panique à cause d’un simple pétard. La maîtresse d’école n’avait jamais été confrontée à une telle situation.

Comment peut-on apaiser leur angoisse ?
D’abord, il faut dire à l’enfant qu’il y aura toujours quelqu’un à ses côtés pour s’occuper de lui quoi qu’il arrive. Ensuite, il faut montrer, au besoin, en décryptant avec lui les informations à la télévision, qu’à chaque fois qu’un tel drame se produit il y a des tas de sauveteurs, de médecins qui s’emploient à réparer les vivants. Enfin, il ne faut surtout pas hésiter à lui expliquer qu’on vit une période de guerre contre les terroristes. Employer le mot guerre est important. Mais aussi parce que, pour les enfants, c’est un mot très concret. Par les contes, les livres, les films, ils savent ce que c’est. Une guerre, cela a un début mais aussi une fin, c’est aussi en cela que ce mot rassure.

Propos recueillis par Aline Gérard.

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