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20 Minutes

Hélène Romano / Adolie Day (15 juillet 2016)

Ils étaient venus voir un feu d’artifice, une fête en pleines vacances scolaires qui a tourné au drame. Pour les enfants qui étaient sur la Promenade des Anglais à Nice ce 14 juillet, et qui par chance sont sortis indemnes physiquement de l’attaque, le traumatisme risque d’être lourd. La psychologue Hélène Romano, spécialisée dans le psychotraumatisme, recommande toutefois aux parents de ne pas se ruer dans les cabinets de psychologues.

Pour les enfants témoins, : écoute et sécurisation
« Les enfants sont particulièrement exposés aux troubles post-traumatiques parce qu’eux-mêmes ont failli mourir et que leurs proches sont bouleversés. Il faut donc faire attention à eux et leur demander ce qu’ils ont compris », recommande la psychologue, co-auteur d’un ouvrage réalisé après les attentats du 13 novembre, Après l’orage (éd. Courtes et longues).
Partir de ce que l’enfant sait et adapter son discours est la clé d’un dialogue sain entre parents et enfants, indique-t-elle : « Il faut d’abord l’écouter et essayer ensuite d’apporter des informations les plus simples possible en nommant les choses. » Pour un enfant, le mot « guerre » est moins angoissant qu’on pourrait le penser : « Une guerre a un début et une fin, donc ça laisse entendre que cela va s’arrêter », indique la psy. En revanche, le mot « méchant » peut être flou pour l’enfant, qui connaît des « méchants » dans sa cour de récréation. « Utiliser le mot terroriste permet à l’enfant de comprendre que c’est un cas particulier », estime Hélène Romano.

« Aider l’enfant à ne pas avoir peur de sa peur »
Le plus important pour l’enfant reste le sentiment de sécurité. « Il faut que les adultes soient présents, sécurisants et protecteurs », conseille la psychologue. « Il faut dire à l’enfant qu’on l’aime, qu’on sera toujours là pour lui, qu’il ne sera jamais seul. S’il est anxieux parce qu’il pense que c’est un de ses parents qui aurait pu mourir, lui dire qu’il y aura toujours quelqu’un pour prendre soin de lui, quoi qu’il arrive ». Face à des questions auxquelles il peut être difficile de répondre, les parents ne devraient pas immédiatement s’en remettre à un psy, note Hélène Romano. « Ils ont la compétence pour aider leur enfant. Il ne faut pas nier la peur mais aider l’enfant à ne pas avoir peur de sa peur. Cela passe par des choses très simples comme quand l’enfant a peur du noir, par exemple : des bisous magiques, des doudous, des câlins… »

Pour un enfant témoin d’un tel drame, il est tout à fait normal que des troubles apparaissent dans les jours et les semaines qui suivent : manque d’appétit, troubles du sommeil, cauchemars, angoisses… « Dans un premier temps, il ne faut pas s’affoler face à ces troubles. On peut même être plus inquiet pour un enfant qui ferait comme si de rien n’était. En revanche, si ces troubles persistent pendant plus d’un mois, il faut aller voir le pédiatre », recommande la psychologue.
Pour les enfants endeuillés : deuil et retour aux repères habituels
Pour les enfants qui ont perdu un parent durant l’attentat, le travail de deuil sera capital pour surmonter le traumatisme. « Il est important d’être attentif au rituel du deuil, de faire participer l’enfant, au moins symboliquement, aux funérailles », conseille la psy. Ensuite, il faut lui permettre de reprendre son quotidien : retrouver son quartier plutôt que de le confier à de la famille éloignée si c’est possible, afin qu’il retrouve ses repères habituels.

« Un enfant peut se remettre d’un tel traumatisme, on le voit avec le suivi des victimes d’attentats en Palestine et en Israël, rappelle Hélène Romano. Ce sont souvent des enfants anxieux mais qui profitent ensuite pleinement de la vie. Ces épreuves leur font comprendre que la vie est précieuse, fragile, et ils vont souvent à l’essentiel, ils font plein de choses très vite car ils ont conscience que ça peut s’arrêter du jour au lendemain. » L’important pour eux est ne pas être stigmatisés, considérés toute leur vie comme des survivants : « Il ne faut pas les condamner à leur histoire passée, les voir comme des orphelins toute leur vie », note la psy.

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